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PIPO est un titre aux influences sud-américaines qui se situe au carrefour des univers rap et des influences d’Amérique latine présentes en Guyane. En rythme et poésie, T2i propose sur ces 3 minutes de musique un questionnement sociétal et historique à travers un personnage nommé PIPO. Miguel Gaillardon
Sortie : 30 octobre 2025
Production : Michel Nzau
Label : Blackninja Publishing
Singles : Standup, Secret Pen, Believe, Iconic, UsaUsay, Alone In the Dark, Love In Paris
L’Odyssée Introspective et Intemporelle
Avec Iconic, Bantunani livre une œuvre monumentale, un double album de près de 40 titres qui embrasse vingt ans de création. Plus qu’une simple rétrospective, cet album est une résurrection musicale où des morceaux oubliés retrouvent vie grâce à des outils de réinterpolation numérique. Enregistré entre Paris, New York, Orléans et Monaco, avec ses musiciens historiques et le trio Misato, Iconic est une fresque sonore saisissante, explorant les tourments, les rêves et les contradictions d’un artiste insaisissable.

Un Voyage à Travers 20 Ans d’Audace Musicale
Dans Iconic, Bantunani ne raconte pas seulement son histoire, il incarne mille visages, joue avec les identités et dresse un autoportrait éclaté à travers des compositions aussi introspectives qu’électriques. Ce double album résonne comme un journal intime sonore où chaque chanson devient un instantané de son époque, un dialogue entre l’artiste et son ombre.
Des Thématiques Fortes et Sans Concessions
Sans détours ni euphémismes, Iconic s’attaque à des sujets brûlants. Don’t Touch the Boy expose avec une intensité rare l’horreur de la pédocriminalité, dans une veine engagée qui rappelle The Wall de Pink Floyd. Democrature, Cupidity et Citizen prolongent la critique politique amorcée avec USA-U-SAY, dénonçant les dérives du pouvoir et les illusions démocratiques. À travers Bigstar et Music Industry, Bantunani dissèque l’industrie musicale avec un regard à la fois lucide et acerbe, exposant les rêves brisés derrière les projecteurs.
Un Kaléidoscope Musical Audacieux
Bantunani est un alchimiste sonore, capable de fusionner les genres avec une fluidité déconcertante. Gipsy Girl, Bogotá Spell et Love in Paris transportent l’auditeur du tango électro à la bossa nova underground, tandis que Strange Boogie, Johnny Swing et Nightwalkers réactivent son ADN afro-funk et nudisco. Hommage vibrant à ses idoles James Brown, Sam Cooke et Michael Jackson, Iconic confirme son statut de maître du groove, un passeur de styles insaisissable.
Un Cri du Cœur, un Testament Musical
Loin d’un simple exercice de style, Iconic est une œuvre manifeste. Paint it Green, dans un esprit Beatles, rêve d’un monde à repeindre, tandis que My Shadow explore la souffrance créatrice à travers le prisme de Jung. Avec Batman, My Hero, Bantunani signe une ballade au piano poignant, où il enterre la figure du super-héros, symbole d’un idéal perdu. Dans Standup Telema, il offre un hymne universel qui transcende les frontières et résonne comme un appel à l’unité.
Sur Democrature, Russian Song, Let My People Go et The Lion is Dead, il se fait analyste politique, posant un regard incisif sur les mutations géopolitiques du monde.
Une Expérience Totale, un Livre Musical
Iconic est bien plus qu’un album : c’est une plongée immersive dans l’âme d’un artiste en perpétuelle mutation. Entre danse, introspection et engagement, Bantunani s’y révèle visionnaire, insaisissable et toujours en quête de vérité.
CRITIQUE
Bantunani, l’Icône aux Mille Visages
Il est de ces artistes que l’on croit cerner et qui, pourtant, nous échappent toujours. Avec Iconic, Bantunani signe un projet vertigineux, un double album où il déconstruit son propre mythe. Plus qu’une œuvre musicale, c’est une exploration du concept même de célébrité, un miroir tendu à l’industrie et à ses propres contradictions.
Un Dialogue avec l’Ombre et la Lumière
Dès les premières notes de The Dreamer, l’album pose le décor : une odyssée entre grandeur et abîme, où chaque titre oscille entre confession intime et fresque engagée. Ce n’est pas une simple compilation de morceaux remaniés, mais bien une relecture du mythe de la star, revisité avec une lucidité tranchante.
Don’t Touch the Boy heurte par sa brutalité et évoque la charge politique et conceptuelle d’un The Wall de Pink Floyd. Bigstar et Music Industry s’inscrivent dans une tradition plus cynique, celle d’un regard désabusé sur un système qui fabrique et broie les artistes. Bantunani, en témoin ironique, joue avec sa propre légende, se parodie sans jamais tomber dans le pastiche.
Une Explosion de Genres et d’Ambiances
Musicalement, Iconic est un labyrinthe. On y croise une électro-latinité fiévreuse (Lady Valencia), une soul synthétique éclatante (Love in Paris), des éclats de funk vénéneux (Nightwalkers, To be Kill or to Kill), et même un clin d’œil aux Beatles avec Paint it Green. Insaisissable comme un Bowie d’Afrique centrale, Bantunani cherche toujours l’angle inédit, la texture qui fera chavirer l’auditeur.
Le Dernier Mot d’un Artiste en Perpétuel Mouvement ?
« Ma messe est dite, il ne parlera plus », murmure-t-il dans un souffle final. Mais comment croire à un tel adieu, quand Iconic déborde d’une telle urgence créatrice ? Ce double album ne signe pas une fin, mais un tournant. Une nouvelle mue. Un énième vertige.
Et si Bantunani décidait, une fois encore, de renaître ?
Écrit par: Miguel Gaillardon
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